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EUROLANDIA
Marché du travail et finances publiques sous forte pression
Dans les grands pays de la zone euro, la reprise économique est légère. Tandis qu'en Allemagne et en Italie les exportations sont la composante la plus dynamique, la consommation privée a été l'élément le plus important en France. Ces différences augmentent les déséquilibres économiques à l'intérieur de la zone euro. La faible utilisation des capacités de production dans le secteur industriel freine l'activité d'investissement. Une stimulation possible, pour l'industrie manufacturière, provient de l'épuisement des stocks qui seraient revenus à des niveaux moyens. Selon la Banque Centrale Européenne (BCE) le faible octroi de crédits est en ligne avec le cycle conjoncturel. L'évolution négative de l'octroi de crédits aux entreprises en 2009 trahit dans tous les cas la faiblesse particulière du système de crédit. Les incertitudes concernant le chômage (déc. 09 : 10 %) se reflètent dans une nouvelle diminution des ventes au détail en 2009. Le chômage a atteint jusqu'à 19,3 % (sept. 09) en Espagne. Environ 40 % des 4 millions de chômeurs "espagnols" ont moins de 35 ans. Dans la zone euro, il existe un contraste entre la capacité limitée d'emploi de main d'oeuvre jeune et la tendance à augmenter l'âge de la retraite à 67 ans. La situation financière désastreuse de la Grèce (taux déficit – PIB : 13,6 %) et, de ce fait, le risque d'insolvabilité font planer le doute sur l'eurocompatibilité du pays. En mai, les gouvernements de l'UE ont décidé un plan d'urgence : des prêts triennaux des Etats de l'UE et du FMI (pour un total de 100 à 120 milliards €) à la Grèce en échange d'une consolidation des finances publiques grecques et de réformes structurelles. Ce développement et la faible crédibilité des réformes proposées jusqu'à présent ont mis l'euro sous pression par rapport au dollar et au franc suisse ($/€ 1,26, FCH/€ 1,43).Malgré la récente augmentation du taux d'inflation de 1,5 % en mars (fin 2009 : 0,3 %), le risque d'inflation est considéré faible dans cette phase de reprise conjoncturelle modérée. En avril, la BCE a maintenu inchangé, à 1,0 %, son taux minimum d'offre pour les principales opérations de refinancement. L'offre extraordinaire de liquidité à court terme sera maintenue aussi longtemps qu'elle sera considérée nécessaire, tandis qu'à la mi-décembre il a été accordé pour la dernière fois de la liquidité à douze mois (97 milliards €).
Mai 2010
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