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CHINE
Forte reprise de la conjoncture et encouragement de la demande intérieure
Grâce au programme de l'Etat de stimulation de la conjoncture, la croissance du PIB a dépassé les attentes en atteignant 8,7 % en 2009. Une croissance de 9,5 % est attendue pour 2010. Après une diminution qui a duré plus d'un an, en décembre les exportations de marchandises ont enregistré de nouveau un accroissement de 18 % (a/a). En 2009 la valeur des exportations a dépassé celle des exportations allemandes qui détenaient jusqu'alors le record mondial. L'année dernière, grâce à la vente de 13,5 millions de véhicules, la Chine est devenue le premier marché automobile dans le monde. Déjà aujourd'hui, la Chine représente le principal marché de l'exportation japonaise pour ce qui est des équipements et des produits semi-finis.
En mars, la balance commerciale a enregistré le premier déficit depuis avril 2004. Avec 37 % du PIB, le taux de la consommation privée chinoise occupe un rôle macroéconomique secondaire par rapport à celui qu'il occupe dans les économies industrialisées occidentales (Etats-Unis : 70 %) et dans d'autres pays émergents (Inde 55 %). D'un point de vue global, la consommation privée chinoise ne peut donc pas compenser le ralentissement actuel de la consommation aux Etats-Unis.
Toutefois, la consommation des ménages augmente, stimulée par l'encouragement à la consommation adopté par l'Etat. Selon une étude de la banque Crédit Suisse, la part d'épargne par rapport au salaire a diminué, en passant de 26 % à 12 % dans la période 2004-09. Si la croissance annuelle du PIB devait rester à 8 % dans les dix prochaines années, il est prévu que le marché intérieur chinois dépasse celui des Etats-Unis, qui reste actuellement le plus important marché de la consommation dans le monde. L'évolution favorable de la conjoncture comporte le risque d'une possible surchauffe à travers les prix à la consommation et les prix de l'immobilier et le risque d'accumulation de surcapacité à travers un octroi facile de crédits.
Après une accélération de l'inflation à 2,7 % en février, celle-ci a ralenti à 2,4 %. La banque nationale chinoise a durci sa politique monétaire en augmentant de 50 points base le taux des réserves minimales des banques commerciales, qui est à 16 % pour les grandes banques. Cette mesure devrait soustraire des ressources financières à l'activité du crédit et préserver ainsi l'économie de la surchauffe. Malgré une pression à l'appréciation de plus en plus forte, le cours du renmimbi est maintenu artificiellement stable à 6.83 Yuan/$. Le gouvernement pourrait accepter une réévaluation à court terme.
Mai 2010
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